La boîte à musique

Véritable parure de la pièce à musique, la boîte à musique doit séduire, quelque soit le mouvement : 18 lames, 36 lames, 72 lames …

La boîte à musique se couvre de délicates ornementations appelées marqueteries. Le bois devient rare et précieux pour les boîtes à musique : poirier, cerisier, merisier, noyer, chêne, ormeau, thuya, acajou, palissandre, corail, bois de rose et de violette, myrte, ébène, … Chacune de ces essences nobles joue de sa couleur et de sa veinure bien particulière dans les motifs ornementaux et marqueteries imaginés et réalisés par l’atelier Le Bois Plaisir.

Ces décors en marqueteries donneront à la boîte à musique sa pleine beauté et tout son pouvoir magique.

Si parfait techniquement, un mouvement musical ne suffit pas à lui seul à faire une boîte à musique. Il faut, en effet, lui construire encore un coffret, la boîte proprement dite dont le rôle est primordial, tant du point de vue de l’acoustique que de l’esthétique.

L’atelier d’ébénisterie – marqueterie, le Bois Plaisir, à Dommartin (25-Doubs) est spécialisé depuis 20 ans dans la fabrication des coffrets et boîtes à musique. Etienne et Agnès Saillard mettent tout leur savoir-faire pour charmer vos yeux et vos oreilles.

Il faut les surprendre à leur établi, dans la lumière blonde de leur atelier où se mélangent les odeurs si caractéristiques de la sciure, du vernis et de la colle à bois, pour saisir tout l’importance de leur contribution à la qualité finale et au renom des boîtes à musique SE.

On peut s’étonner, en regardant fonctionner une boîte à musique et en l’écoutant égrener ses notes cristallines, que son mécanisme puisse être aussi délicat à fabriquer. Rien de plus simple pourtant en apparence. Des lames souples disposées en peigne et dont le nombre varie selon la richesse musicale désirée, viennent buter contre de fines goupilles plantées sur un cylindre que fait tourner un petit moteur à ressort. Nul besoin d’être physicien diplômé pour comprendre que ces lames, en vibrant, après avoir été soulevées par les aiguilles, donnent des sons plus ou moins aigus en fonction de leur longueur et de leur section. Enfantin, est-on tenté de dire. Mais que d’ingéniosité et de patience a-t-il fallu pour mettre tout cela au point ! Et aujourd’hui encore, en dépit du développement technique, ces merveilleux mouvements à musique mécanique exigent une quantité impressionnante d’opérations et le savoir-faire de nombreux spécialistes et artisans.